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Tafilalt : Sijilmassa et les ksours (3)Ksar Oulad Aïcha Les ‘Alaouites, originaires de Tafilalt, y attacheront une attention particulière. Beaucoup d’entre eux sont nés au Tafilalt, un certain nombre y étaient gouverneurs. D’où la floraison des ksours sultaniens. Construits entre la fin du XVIIème et la fin du XIXème, les meilleurs exemples de ces ksours typiques sont ksar Dar al Beida (1787), ksar Abbar Al Makhzen (1830), ksar Oulad ‘Abdelhlim (1847) et ksar Al Fida (1854). L’entrée du ksar sultanien de Tafilalt, une porte en chicane (coudée) faisant aussi état de tour d’angle de l’enceinte, donne sur le Grand Mechouer (grande place d’audience), où la porte monumentale richement décorée en terre ou en stuc et flanquée de deux tours s’impose avec majesté. Coudée également, elle donne, comme au ksar populaire, sur la Mosquée et le puit et mène au petit Mechouer au centre duquel s’ouvre la porte décorée de Dar Lakbira. C’est la grande maison par le sens et par son architecture. C’est le lieu du pouvoir et la demeure du gouverneur, souvent un prince. Dar Lakbira s’articule autour d’un certain nombre de cours, dont chacune a une fonction déterminée, allant du public à l’intime. Un Riad surplombé par un Menzah (Belvédère, Pavillon) fut une sorte de jardin exotique irrigué par un système séculaire au Maroc dont les régions de Tafilalt, de Draa, de Dadès et de Marrakech, entre autres, perpétuent la tradition. es zaouïas, lieux d’enseignement religieux traditionnels et fiefs de <<sectes>> soufies, font également la célébrité de Tafilalt. Depuis le Moyen Âge, Sijilmassa-Tafilalt est un grand centre religieux. Le chérifisme au Maroc a donné des milliers de saints et marabouts dont la Baraka guérie les malades, chasse le mal, crée des merveilles. La zaouïa, à la différence de marabouts est un lieu de culte où l’on fait la prière, on enseigne le Coran et les sciences religieuses et où l’on a souvent une riche bibliothèque. Au Tafilalt, ces zaouïas se comptent par dizaines dont une bonne partie sont encore actives comme elle l’étaient depuis des siècles. Certaines d’entre elles conservent encore leurs bibliothèques très riches en manuscrits. Les plus célèbres sont la zaouïa Sidi Al Ghazi, zaouïa ‘Ali Al Hafiane (Al Hafiania), zaouïa Al Mate, zaouïa Sidi ‘Ali Bouzina, zaouïa Taghenjaout et autres. Pour préserver ce patrimoine et le revaloriser, un centre spécialisé a été crée par le Ministère de la Culture en 1990. Siégeant à Rissani, au coeur du Tafilalt, le Centre d’Etudes et de Recherches ‘Alaouites (CERA) a pour tâche l’étude de l’histoire et du patrimoine architectural du Maroc sous le règne de la Dynastie ‘Alaouite, avec une attention particulière au patrimoine du Tafilalt depuis la préhistoire à nos jours. Le CERA tient des fiches d’inventaire, réalise des études historiques et techniques, élabore des projets de restauration, gère une bibliothèque spécialisée et un musée archéologique des trouvailles du site de Sijilmassa. Il organise des expositions, des séminaires, conférences, colloques, dont le plus important est l’Université My ‘Ali Cherif organisée chaque année et dont les actes sont toujours publiés à temps et qui en est à sa onzième session (2-3 Octobre 2003). Kasbah Azzayani (XVIII) Plus importants aussi, sont les travaux de restauration et de réhabilitation que le Ministère de la Culture et d’autres intervenants tiennent dans a région. Les opérations menées à ce jour ont concerné aussi bien des ksours sultaniens que des ksours populaires. La plus importante entreprise est la restauration du ksar Al Fida qui abritera,dès la fin 2003, le Musée archéologique et ethnographique de Sijilmassa-Tafilalt. Le CERA est ouvert à la coopération et collabore souvent à des activités articulées autour de l’histoire moderne et contemporaine, autour du patrimoine, de la culture et du développement. Pour le CERA, la culture est extrêmement liée au développement et le développement est intimement attaché à la culture, ou comme disait Jack LANG, Ministre de la Culture de l’ère Mitterrand, «culture et économie, même combat». En l’attente du lancement très proche de son site Web, voici l’adresse électronique du CERA pour tout intéressé par ses activités et son champ d’action alaouit_patrimoine@yahoo.fr Une opération de restauration (2002). (Ksar Al-Fida : 1854. Rissani) Par : Aboulkacem CHEBRI, archéologue, RISSANI E-mail : marocarcheo@yahoo.fr |
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الأحد، 8 أبريل 2012
Tafilalt : Sijilmassa et les ksours (3)
Tafilalt : Sijilmassa et les ksours (2)
Tafilalt : Sijilmassa et les ksours (2)Les ksours, héritage de Sijilmassa De l’agonie de Sijilmassa accompagnée par le déclin du monde musulman et de la chute des routes caravanières au profit des routes maritimes, est naît l’habitat des ksours au Tafilalt. Ksar Tabu‘samt et ksar Abù ‘Am à Rissani hériteront du commerce et de la gloire de Sijilmassa. Le ksar est un habitat fermé ceint d’une muraille à tours, à l’image des médinas marocaines. L’accès ne se fait que par une porte et une seule. De 100m, peu ou prou, en long et en large, un ksar est habité par une dizaine de familles qui appartiennent, de règle, à la même tribu. Ce n’est pas le cas des kasbahs qui reviennent le plus souvent à une seule famille ou à un notable ou haut cadre du makhzen. Ksar Oulad Abdelhlim 1847 Les ksours de Tafilalt, à l’instar de l’habitat du Sud et du Sud-Est Marocains, ce sont des masses architecturales en terre. C’est le Tabia, c’est-à-dire du pisé. La pierre n’est utilisée que pour les fondations et peu au-dessus du sol pour question de protection contre les eaux pluviales et les inondations. Rien n’est fortuit dans ce «micro urbanisme». L’occupation de l’espace aussi bien public que privé est ingénieuse. L’organisation de l’espace interne des demeures invite à sortir les armes de l’architecture, de l’archéologie, de la sociologie-ethonologie, de l’histoire, de la sémiologie, de la linguistique et autres sciences pour la comprendre. Deux types de ksours redorent le blason de l’oasis de Tafilalt. Les ksours communs ou populaires et les ksours makhzaniens ou sultaniens. Cependant, certains ksours dits populaires ont été fondés par le Sultan ‘alaouite Moulay Isma‘il (1672-1727), celui qui a eu une grande «amitié orageuse» avec Louis XIV. Sa progéniture se comptait par centaines, c’est ce qui explique ce fait certainement. My Isma‘il et ses fils et son petit-fils le Sultan Sidi Mohamed ben ‘Abdallah (1757-1790) avaient construit des ksours populaires tels que Labterni, Oulad Youssef, Mezguida, My ‘Abdallah Addaqaq, Chqarna, Mansouria, Grinfoud, kasabh Lahdeb, Azzayani, My Al Mousta‘ine, ksar ‘Amara, Oulad ‘Aïcha, Oulad Rehhou et autres ksours et kasbahs. Ksar Manouga (les Tanneries) Les ksours sultaniens sont l’oeuvre des Sultans ‘alaouites, dynastie régnante aujourd’hui et ce depuis l’an 1631. Les chorfas (chérifs) ‘alaouites, descendants du prophète Mohamed, sont venus au Maroc, au Tafilalt, au cours du XIII s. Moulay Al Hassan Addakhil (l’arrivant) de Yanbù‘ en Arabie est venu sur invitation des Filali et a vécu ainsi que ses descendants en tant qu’Imam, un chérif à la baraka que les habitants estimaient nécessaire pour maintenir leur récolte de dattier. Moulay ‘Ali Cherif, second petit-fils de My Al Hassan, avait refusé l’émirat à plusieurs reprises, préférant les études religieuses, la guerre sainte et le commerce au pouvoir politique. Il fut rappelé par l’Andalousie pour y gouverner, mais il a décliné l’offre. C’est le grand saint de Rissani et du Maroc d’aujourd’hui, il est le plus vénéré des chorfas ‘alaouites. L’anarchie des débuts du XVII ème s. mènera Moulay Cherif à l’idée de réunifier le pays et c’est au Tafilalt qu’il sera proclamé (1631-1640), donnant ainsi naissance, avec toutes les difficultés du commencement, au pouvoir de la Dynastie ‘Alaouite au Maroc dont S. M. Mohamed VI est le 23 ème Roi. Par : Aboulkacem CHEBRI, archéologue, RISSANI E-mail : marocarcheo@yahoo.fr |
Potentialités économiques de tafilalt
Le Tafilalet reste une région principalement agricole avec une spécificité de production de dattes assez marquée.
Sur le plan des activités économiques, le Tafilalet reste une région principalement agricole avec
L’agriculture comme pilier de l’économie locale
L’agriculture reste la principale activité de la région, elle procure les moyens d’existence à une large partie de la population. La phoeniculture est l’ossature de l’activité agricole dans les oasis, car le palmier dattier crée un micro‐climat favorable au développement d’autres cultures tels que: l’olivier, les céréales, le fourrage, ainsi que les légumineuses.
La production des dattes dans la province représente environ 27 % de la production nationale, mais ce secteur fait face à plusieurs contraintes notamment celles liées au vieillissement des palmiers, au fléau du Bayoud, au manque de soins apportés après et pendant les récoltes, à la longue période de sécheresse ainsi qu’à la spéculation.
Actuellement, les efforts sont orientés vers le développement de ce secteur, ce qui permettra d’améliorer les conditions de vie d’une large population.
La superficie agricole utile de la Province s’élève à 56 220 ha dont 20,95% sont irriguées et 79,05% conduites en bour. Le statut juridique des terres cultivables est dominé par le «melk et assimilé » qui occupe presque 96% des superficies cultivables de la province.
En ce qui concerne la production animal, le caractère pastoral de la zone lui imprime une activité plutôt orientée ver les élevages ovin et caprin. Les effectifs de ces troupeaux dépassent le million de têtes. Les productions animales 4 000 tonnes de viandes et de 11 000 tonnes de lait par an.
Cependant, on distingue deux types d’élevage dans la zone :
Un élevage extensif constitué de troupeaux mixtes des ovins, caprins et camelins, conduits en système nomade, semi‐nomade ou sédentaire ;
Un élevage intensif, localisé dans les zones irriguées, représenté par les bovins et les ovins de la race D’man, conduits en stabulation.
Le tourisme
De part ses caractéristiques naturelles, géographiques et socio‐historiques, le territoire d’Errachidia recèle des potentialités touristiques importantes pouvant jouer un rôle de levier dans le développement territorial. En effet, en plus des richesses à caractères humain (ksours et casbahs), les oasis, le désert, le patrimoine culturel, les paysages de montagne, le thermalisme, …etc., sont autant de potentialités en mesure d’enclencher une dynamique de développement de ce secteur à condition de s’insérer dans une démarche durable respectant l’environnement et la société locale.
La province d’Errachidia jouit également d’une infrastructure d’hébergement assez suffisante répartie entre les principaux pôles d’attraction qui sont Arfoud, Errachidia, Rissani, Goulmima et Rich. On compte en effet 798 chambres d’hôtel (dont 573 en hôtels classés) offrant une capacité d’accueil de 1 530 chambres (dont 1 152 en hôtels classés). La zone d’Arfoud est la mieux dotée en infrastructures puisqu’elle abrite 62% de lits disponibles au niveau de la Province.
Hormis l’agriculture et le tourisme sur lesquels l’activité économique de la Province est tournée, il existe d’autres secteurs économiques qui peuvent jouer un rôle important dans la dynamique de développement du territoire si les conditions de leur émergence sont favorisées. Il s’agit notamment de l’agro‐industrie, de l’industrie, de la chimie, parachimie et matériaux de construction, des mines et de l’artisanat.
L’activité agro‐industrielle concerne pour le moment le lait, les céréales et les olives. Parmi les principales unités agro‐industrielles de la Province, on peut noter :
- Des minoteries : une unité industrielle et trois unités artisanales ;
- 2 laiteries (Colait Ziz et Coopérative Halib Rich) ;
- 3 huileries ;
- Quelques entrepôts frigorifiques.
En ce qui concerne le secteur de la chimie et de la parachimie, il compte deux unités de traitement de minerais, une unité de conditionnement de gaz et une imprimerie.
Quand au secteur des matériaux de construction, il compte cinq unités spécialisées dans la production d’agglos et d’hourdis. Ce secteur est appelé à se développer vu l’importante activité de construction.
A noter également qu’une importante unité de rechapage de pneus est en cours d’installation.
Pour le secteur des mines, la province d’Errachidia est riche en minerais dont les principaux sont: le zinc, le plomb, la brytine, le manganèse, le talc et la bentonite. L’exploitation des ces dernier se fait dans la plus part des cas d’une manière artisanale à cause de la nature des gisements et de leur dispersion.
Pour le secteur des mines, la province d’Errachidia est riche en minerais dont les principaux sont: le zinc, le plomb, la brytine, le manganèse, le talc et la bentonite. L’exploitation des ces dernier se fait dans la plus part des cas d’une manière artisanale à cause de la nature des gisements et de leur dispersion.
climat de Tafilalet
L’aridité du climat de Tafilalet doit être nuancée selon plusieurs facteurs qui offrent de microclimats localisés, c’est le cas de l’effet palmeraie au niveau des oasis des basses vallées du Ziz, du Ghris et de Ferkla, ou de l’effet exposition, situation d’abri et niveau d’altitude en zone de montagne.
Le climat de la province d’Errachidia est marqué par l’aridité. Il est déterminé par la position méridionale et la situation à l’abri de la chaîne du Haut Atlas qui isole la région des vents humides en provenance de l’océan. En revanche elle est largement ouverte aux influences des vents chaux et secs en provenance du Sahara.
Précipitations
Les précipitations enregistrées au niveau des différentes stations sont faibles et irrégulières dans le temps et dans l’espace.
Les moyennes sont partout inférieures à 300 mm. Le maximum enregistré est 262,96mm dans la station de Zaouiat Sidi Hamza à 2055m d’altitude et qui est représentative de la zone montagneuse située au Nord du territoire de la province.
Des précipitations neigeuses surviennent en haute montagne. Ainsi dans la zone d’Imilchil, le nombre de jours de neige dépasse la dizaine de jours, 19 jours en 2000 ; et le manteau de neige peut dépasser 1 mètre, 201 cm en 2004.
La répartition mensuelle des précipitations est assez irrégulière. Le calcul des moyennes reçues chaque mois dans les stations d’Arfoud, pour 4 années (1995, 96, 97 et 98), et à Boudenib, pour 3 années (1995, 96 et 97) montre un maximum de pluies au cours des mois de février et mars.
Température
La région d’Errachidia est réputée pour la hausse des températures, mais les températures comme la pluviométrie sont marquées par d’importantes alternances journalières et saisonnières.
Les températures moyennes annuelles varient selon la situation en altitude de la station en zone de montagne ou en zone de plaine ou de plateau.
Du Nord vers le sud les températures moyennes sont variables. Dans les stations en amont des bassins du Ghris, Ziz et Guir, ces moyennes sont autour de 18,6°C à Kardoussa (Haut Guir), 17,8°C à Foum Zaebel (Haut Ziz), et 19,1°C, à Tadighoust (Haut Ghris), alors qu’Errachidia, située dans une zone de transition, enregistre une moyenne de 19°C. Ces moyenne dépassent les 21°C dans les zones plus en profondeur dans la plaine du Tafilalet, 21,4°C à Arfoud, 21,7°C à Errissani.
La répartition des moyennes mensuelles maximales et minimales marque une opposition entre le mois les plus
chauds et les mois les plus froids. Les températures les plus élevées sont enregistrées durant les mois d’été, avec des exceptions aussi durant le printemps. Ainsi à Arfoud les maxima atteignent 44°C au mois de juillet de l’année 1998.
Les plus basses températures sont enregistrées en hiver et peuvent descendre au dessous de zéro, ‐8°C au mois de décembre 1998 à Arfoud.
A travers des données sur les précipitations et les températures, force est de constater l’aridité du climat qui caractérise le climat de la région d’Errachidia. Mais à travers le régime pluviométrique et le régime thermique, nous avons pu constater que cette affirmation doit être nuancée.
Ces nuances peuvent être considérées selon certains facteurs qui peuvent conditionner l’existence de microclimats localisés, c’est le cas de l’effet palmeraie au niveau des oasis des basses vallées du Ziz, du Ghris et de Ferkla, ou de l’effet exposition, situation d’abri et niveau d’altitude en zone de montagne.
Histoire de tafilalt
Le Tafilalet a joué dans l'histoire du pays un rôle de premier plan. L'ancienne Sijilmassa est le berceau de la dynastie Alaouite qui a donné au Maroc ses plus grands savants et ses majestueux Sultans unificateurs.
Le Tafilalet est une région historique située au Sud-Est du Maroc. L'adjectif correspondant est filali (ou filalien lorsqu'il s'agit de la dynastie régnante). C'est un ensemble d'oasis qui était traditionnellement des points d'arrivée au Maghreb des caravanes transsahariennes. Aujourd'hui, le Tafilalet correspond à la province d'Errachidia, ancienne Ksar-es-Souk. Il fait partie, depuis 1997, de la région Meknès-Tafilalet.
Située aux confins du sud est du Maroc, la province d’Errachidia qui abrite le Tafilalet est considérée comme l’une des régions historiques les plus Importantes du Maroc.
L’histoire du Tafilalet remonte au 8eme siècle, quand l’ancienne ville de Sijilmassa, fut capitale commerciale et spirituelle de cette contrée de l’Afrique.
Cette ville fut pendant des siècles l’une des villes les plus importantes du pays, avant de devenir à la fin du 16eme siècle ; le principal relais caravanier avec l’Afrique Noire, l’Europe, et l’Egypte.
La pénétration arabo-musulmane a eu lieu le 8eme siècle lorsque Moussa Ibnou Noussair entreprit son expédition historique. Depuis Sijilmassa devient un lieu de rayonnement islamique dans l’Afrique.
Le Tafilalet a joué dans l'histoire du pays un rôle de premier plan. L'ancienne Sijilmassa est le berceau de la dynastie Alaouite qui a donné au Maroc ses plus grands savants et ses majestueux Sultans unificateurs.
Errachidia dont l’ancienne appellation est Ksar Souk est baptisé au nom de My Rachid, en hommage à l’un des principaux fondateurs de la dynastie Alaouite.
En effet, les palmeraies du Tafilalet, constituent une forme majeure d’adaptation de l’homme aux fortes contraintes d’aridité du milieu.
Elles ont joué dans l’histoire un rôle multiforme important sur les plans culturel, politique et démographique, et ont développé économiquement un des systèmes agricoles les plus intensifs pour subvenir aux besoins de fortes concentrations humaines. Le Royaume de Sijilmassa, Cité-Etat du Tafilalet au Moyen Age, a assuré des échanges de produits de haute valeur (route de l’or) entre des foyers de civilisations éloignées.
Ces palmeraies ont vu ainsi s’accumuler richesse mais aussi savoir-faire et techniques hydro-agricoles, parfois complexes, mais souvent originales et assez performantes telles les techniques des khettaras, équivalent des «qanat» du monde arabo-perse.
Localisation de tafilalt
Connue surtout par ses oasis et ses dunes de sable, la province d’Errachidia fait partie de la région administrative Meknès‐Tafilalet. Elle s’étale sur une superficie d’environ 60 000 km² et est située dans le Centre Sud du Royaume.
Elle est limitée par les Provinces de Figuig à l’Est, Beni Mellal et Azilal à l’Ouest, Khénifra et Boulemane au Nord et la frontière Maroco‐Algérienne au Sud.
Elle abrite une population de 556 612 habitants et présente de ce fait une densité de 9 habitants/km². La province d’Errachidia est la plus grande province de la Région Meknès Tafilalet. Elle représente en effet 75,22% de la superficie totale de la région et 8,44% de la superficie totale du royaume.
Pour ce qui est des données concernant l’accessibilité, la Province d’Errachidia dispose d’un important réseau routier d’une longueur de 1 885 km dont 60% sont revêtus. Ce réseau se répartie en routes nationales, routes régionales e routes provinciales.
Outre le rôle économique important que joue cette infrastructure routière dans le transport des personnes et des marchandises, elle permet aussi le désenclavement en facilitant l’accès à 39 communes rurales et 08 municipalités dans la province.
Population de tafilalt
Avec une prédominance de la tranche d’âge de 15 à 59 ans, la population de la province est composée essentiellement de jeunes en âge de travailler.
Selon les données du RGPH 2004, la province d’Errachidia abrite une population de 556 612 habitants. Elle représente 25,99 % de la population de la Région Meknès‐Tafilalet et 1,86% de la population du Royaume. Elle est en grande partie rurale puisque 65% des habitants résident en milieu rural contre 35% en milieu urbain.
Le tableau 1 suivant montre l’évolution de la population de la province d’Errachidia selon le milieu de résidence :
Tableau 1: Évolution de la population de la province d’Errachidia selon le milieu de résidence
Nombre d’habitants (recensement 1994)
|
Nombre d’habitants (recensement 2004)
| |||||
Urbain
|
Rural
|
Total
|
Urbain
|
Rural
|
Total
| |
Er-rachidia
|
155 280
|
366 837
|
522 117
|
195 440
|
361 172
|
556 612
|
Meknès-Tafilalet
|
965 282
|
938 108
|
1 903 790
|
1 202 487
|
939 040
|
2 141 527
|
National
|
13 408 734
|
12 665 882
|
26 073 717
|
16 463 634
|
13 428 074
|
29 891 708
|
Source : HCP – RGPH, 2004
En termes d’accroissement, la population de la province est passée de 522 117 habitants en 1994 à 556 612 habitants en 2004 enregistrant ainsi un taux d’accroissement de l’ordre 6,6%. Cependant, malgré cet accroissement, le poids démographique de la province a continué à diminuer par rapport à l’ensemble de la population Marocaine. Il est passé de 2,00 % en 1994 à 1,66 % en 2004.
Il est à signaler que l’accroissement de la population de la Province est provoqué essentiellement par la population urbaine qui ne cesse d’augmenter face à l’urbanisation croissante que connait la province.
La Province enregistre en effet un phénomène combiné d’urbanisation/exode rural assez important qui s’est caractérisé ces dernières années par l’augmentation de la population urbaine et la formation de nouvelles agglomérations mais également par la migration d’une partie de la population active rurale vers d’autres régions/provinces du Royaume.
L’importance de l’exode rurale peut en effet justifier la diminution du poids de la population de la Province dans la population totale du Royaume.
Cependant, malgré cette baisse, la population rurale de la Province continue à représenter une part importante de la population rurale de la Région Meknès‐Tafilalet (39,% en 1994 et 38,5% en 2004).
L’évolution du taux d’accroissement de la population est donnée par le tableau 2 suivant :
Tableau 2 : Évolution du taux d’accroissement de la population selon le milieu de résidence
1982/1994
|
1994/2004
| |||||
Urbain
|
Rural
|
Total
|
Urbain
|
Rural
|
Total
| |
Er-rachidia
|
139,9
|
2,9
|
24
|
25,9
|
-1,5
|
6,6
|
Meknès-Tafilalet
|
54,2
|
5,9
|
25,9
|
24,5
|
0,1
|
12,5
|
National
|
53,8
|
8,2
|
27,7
|
22,6
|
6,2
|
14,6
|
Source : HCP – RGPH, 2004
Répartition de la population par tranche d’âge
En ce qui concerne la répartition de la population par tranche d’âge, le premier constat à relever est que la distribution est quasi identique pour les deux sexes. En outre, la pyramide des âges (voir tableau 3 suivant) nous permet de constater que la population de la province est composée essentiellement de jeunes en âge de travailler. Ceci se traduit par la rédominance de la tranche d’âge de 15 à 59 ans.
Tableau 3 : Pyramide des âges de la population de la Province
60 ans et plus
| ||||||||||||
De 15 à 59 ans
| ||||||||||||
De 6 ans à 14 ans
| ||||||||||||
Moins de 6 ans
|
● Féminin
● Masculin
| |||||||||||
60 40 20 0 20 40 60
En outre, la pyramide des âges (voir figure suivant) nous permet de constater que la population de la province est composée essentiellement de jeunes en âge de travailler. Ceci se traduit par la rédominance de la tranche d’âge de 15 à 59 ans.
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